CONGO-B : FONDATION CONGO ASSISTANCE LA FACE CACHEE DU SYSTEME SASSOU

Lui Denis c’est le hard power, le canon on le sait et cela a été suffisamment écrit. Un Sassou peut en cacher une autre, elle Antoinette c’est définitivement le soft power, l’outil de corruption des corps et des âmes.
Elle se prend pour Marie-Antoinette, sans en avoir ni l’esthétique, ni l’esprit. Antoinette Sassou Nguesso, « Ngouli » pour ses détracteurs, Tchibota pour son nom de jeune fille, est l’autre Sassou, le véritable pouvoir derrière la canonnière familière.

DES ADMINISTRATEURS CRIMINELS ET HEUREUX DE L’ÊTRE

 
La Fondation Congo Assistance est créée en 1979, année de l’accession au pouvoir d’Antoinette Sassou Nguesso suite au débarquement et à la mise en résidence surveillée pendant 11 ans du président, alors en exercice, le Général Jacques Joachim Yhombi Opango.
La toute puissante Ngouli apporte comme cadeau de mariage le pétrole de sa région natale dans le jeu tribal de son criminel d’Époux. L’alliance de Ngouli avec Denis c’est l’alliance du Pétrole et de la canonnière. Il suffit de se pencher sur le Conseil d’administration de la Fondation pour comprendre qu’elle est le chemin le plus court pour atteindre le cœur du pouvoir de Denis.
L’adresse européenne de la Fondation est déjà tout un symbole : 153, rue de l’Université – 75007 Paris – Proche et discret pour les parlementaires français, juste derrière le logement dit « bien mal acquis » de l’avenue Rapp, de la Fondation Jacques Chirac Musée du Quai Branly, de 3A Télésud et du siège de l’organisation de la Francophonie. Des sources concordantes ont désigné l’endroit comme un lieu de distribution d’enveloppes consistantes de cash.
Au banquet du Conseil d’administration de la Fondation apparaissent les grands délinquants du régime congolais : Hubert Pendino conseiller de Sassou, président de Socofran et de la Banque La Congolaise des Banques, Aurelia Mendes représentante de TRAFIGURA au Congo, Maxime Gandzion de l’affaire GUNVOR, Goergette Okemba la femme du patron des services secrets congolais, Michel Mongo représentant europe, conseiller technique de OPDAS et gérant d’une société écran en France SAPELLI CONSEIL etc.
La représentante de la fondation au Kouilou et à Pointe Noire, Madame Meno Félicité TCHILOUMBOU DIOP, secrétaire départementale PCT, est allée jusqu’à organiser des rencontres de femmes pour nier publiquement la réalité de la crise dans le Pool.

UNE FONDATION POUR QUOI FAIRE ?

 
La première fonction de la Fondation est ici d’être comme une boîte aux lettres pour qui veut entrer en affaires avec Denis ou lui offrir discrètement un cadeau. C’est ainsi que ENI dans le cadre des nouveaux contrats attribués à sa branche congolaise mentionne dans son rapport un don de 8,5 Millions € en 2007 à “une ONG humanitaire locale : la Fondation Congo Assistance”. Quelques millions d’euros pour exploiter des sables bitumineux dans la réserve naturelle de Dimoneka, merci pour l’écologie.
L’autre fonction c’est la mise sous tutelle de la société civile congolaise et l’entretien d’un réseau de corruption diplomatique. En effet, émarge aussi à la Fondation Martin ITOUA président de la coordination des associations et réseaux de la société civile du Congo (CARESCO), président de la Fédération africaine des parents et étudiants (FAPE) et président de l’Association des parents d’élèves et étudiants du Congo (APEEC), aujourd’hui décédé, Paul Obambi le patron de la chambre de commerce de Brazzaville, Dominique Picard le consul honoraire du Royaume Unis au Congo Brazzaville et plusieurs “Femmes puissantes” membres du PCT, majoritairement mais pas que, comme Mme Charlotte Georgette MACKANDA OVOUNDA identifié comme Dame de compagnie des Nguesso, patronne de la société congolaise des véhicules et de l’association des Femmes Normaliennes de Mouyondzi, et mère africaine (tante) de Bruno Itoua, le premier président de la SNPC (Société Nationale des Pétroles du Congo), familier des paradis fiscaux.
La Fondation est protéiforme, elle héberge l’initiative des premières Dames d’Afrique contre le Sida assurant ainsi un réseau utile, au régime, de femmes de présidents, infiltre les organisations de lutte contre la Drépanocytose ou encore fait la promotion de la femme noire avec Perenco, Benetton et Trafigura ; Guest stars Christine Ockrent ancienne puissante patronne de l’audiovisuel extérieur français aux méthodes douteuses, Yamina Benguigui, Madame Rawling du Ghana (qui bénéficie d’une exploitation forestière de 200.000 hectares à Ignélé dans l’extrême nord du Congo) , Marième Faye épouse de Macky Sall du Sénégal ou encore feue Madame Jacqueline Salat-Baroux, mère de l’ancien Secrétaire Général de l’Elysée et maintenant Gendre de Jacques Chirac ; elle fut longtemps dans l’intimité du couple présidentiel.
Pour la drépanocytose, on parle de 7 milliards de FCFA “investis” dans un centre sous régional construit dans l’enceinte du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville par la Fondation Congo Assistance, en partenariat avec le gouvernement congolais. Nous sommes ici dans un exercice parfait de soft power, la préemption sous régionale par le Congo d’un centre sur une maladie qui frappe l’imaginaire local.
Combien de malades réellement suivis par ce centre ? Comment ce financement a t-il été obtenu ? Qui contrôle et valide ? Quid de la surfacturation des travaux du centre ? La sincérité des appels d’offres ?
Une Fondation pour blanchir l’argent discrètement, étendre son empire sur la société civile congolaise et son réseau diplomatique. Une Fondation pour assouvir les delires humanitaires de Ngouli comme l’Institut cardiologique de Brazzaville du Professeur Alain Deloche qui a coûté officiellement 15 Millions € mais dont nous n’avons trouvé aucune trace de mise en fonction. Où la Fondation Congo Assistance a-t-elle trouvé 15 millions € en 2013 sinon dans une opération cynique de pillage du trésor public au détriment du budget du ministère de la Santé ?
Le processus se répète ainsi à l’infini, c’est un enchevêtrement de sociétés et de projets bidons, une liste de personnalités interlopes qui s’accumulent : Colinet Mackosso et son bidule pour surveiller les élections en Afrique avec l’aide de Jacques Toubon, des has been de la politique française, Hélène CHAMBRIER, nièce de Madame Sassou et femme d’un ancien Ministre des finances Gabonais, Annie Bidounga Conseillère municipale à Sevran et Conseillère de Sassou Nguesso, le groupe Merck, etc.

LA FACE CACHÉE DU SYSTÈME SASSOU

 
Née avec l’accession sanglante de Sassou au pouvoir, la Fondation Congo Assistance est véritablement le bras diplomatique et financier du couple diabolique qui détruit le Congo depuis 40 ans. Elle noyaute l’aspect le plus intime et vulnérable de la vie des Congolais en jouant à l’humanitaire avec l’argent public. Elle sert à la corruption internationale avec ses affiliations comme l’OPDAS Organisation des premières dames africaines contre le sida, la drépanocytose, la promotion de la femme noire avec AQUARUUIS International. Elle héberge dans son Conseil d’administration et ses représentants des personnalités interlopes qui noyautent les aspects économiques, sociaux et sanitaires de la société congolaise.
Enfin, elle a consolidé les rapports entre les Sassou et les puissants de ce monde comme les Mitterrand avec le partenariat entre la Fondation France Libertés de Madame Mitterrand et Congo Assistance.
Nous n’avons qu’effleurer la surface de l’abîme de ce qui devrait être rebaptisé Fondation Sassou Assistance. Les termites n’ont pas de roi mais une reine, depuis le début le pouvoir c’est elle, lui n’est qu’un pantin.

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