Le Congo malade de Sassou Nguesso

Sassou Nguesso vient sur les ondes de la chaîne TV5 Monde d’opérer une tentative de come-back sur la scène internationale à travers une opération de communication qui a révélé à la face du monde la nature cynique, incompétente et tyrannique du régime de Brazzaville.

La nouvelle ‘’Majorité Républicaine’’ du Congo Brazzaville réagira à l’interview de monsieur Sassou Nguesso ce soir à 22h au journal Afrique de TV5 par la voix de monsieur Andréa Ngombet Malewa coordonnateur du collectif SASSOUFIT.

 

Le Congo malade du Pool ? Quel titre ambigu de la part de Denise Epoté. Faut-il alors comme Sassou exterminer le Pool pour que le Congo retrouve la santé ? En réalité, le Congo est malade de Sassou Nguesso. Sassou a toujours été le facteur d’instabilité, depuis 1977 avec l’assassinat de deux présidents et du cardinal Emile Biayenda enterré vivant. Sassou s’est toujours illustré dans les guerres contre les civils, les hold-up électoraux et les violations des droits humains depuis plus de 40 années.

 

Cet interview dans sa première partie nous a transportés dans le monde merveilleux de Sassou Nguesso. On découvre un négationniste en pleine folie meurtrière qui, pour asseoir un pouvoir usurpé, verse le sang des congolais. Le Congo est un État Voyou comme le précise bien le rapport du Département d’Etat américain sur les droits humains. C’est pourquoi le Congressman Chris Smith fait l’analogie entre l’emprisonnement du Colonel Marcel Pika, citoyen américain d’origine congolaise,  l’un des prisonniers politiques au Congo et celui du jeune Otto Wambier mort suite aux mauvais traitements reçus dans les prisons de Pyongyang.

 

La décision prise par l’ONU de faire partir de Centrafrique le contingent de militaires du Congo-Brazzaville est venue conforter nos accusations et celles des ONG sur l’état et la nature des éléments qui forment la force publique congolaise; en réalité une force tribale constituée en majorité de soudards,  violeurs et pilleurs encadrés par des officiers généraux poursuivis pour crimes contre l’humanité comme le Général Jean-François Ndenget. Nous connaissions le viol comme arme de guerre, au Congo nous avons innové dans la barbarie avec le viol comme outil de police.

Cette force publique est de ce fait disqualifiée pour gérer la crise dans la région du Pool.

La crise du Pool est la poursuite par les armes de la crise post-référendum d’Octobre 2015. Elle est née de la volonté d’un homme de mourir au pouvoir.

 

Dans ce type de régime, il est extrêmement difficile à une opposition sincère de s’exprimer : elle finit en prison comme Mokoko, Okombi, Paulin Makaya et tant d’autres, ou est assassinée  par la milice politique, comme des milliers de congolais jeunes et vieux. Les législatives truquées qui s’annoncent ne feront qu’aggraver et généraliser les violences politiques.

 

Par ailleurs, le système Sassou est le principal frein au développement du pays : scandales politico-financiers, corruption généralisée, la presse canadienne a récemment révélé que le Ministre Jean Jacques Bouya avait acheté un bien immobilier au Québec pour la somme de 1 million de $CAD cash.

Chaque congolais sincère sait qu’il n’y a qu’une seule secte criminelle dans le pays et c’est le système Sassou Nguesso : le père, le fils et les mauvais esprits.

 

Abordons les sujets internationaux.  Il apparaît que Sassou Nguesso est un pompier pyromane : par sa gouvernance prédatrice, il crée la pauvreté, la violence et pousse les gens à émigrer et à résister. Pourtant il se présente en Europe comme un rempart contre le chaos, la violence et l’immigration.

 

Face à la tragédie des migrants africains qui meurent dans la méditerranée pour fuir la misère, les dictatures et autres souffrances, Sassou Nguesso est l’un de ces vieux tyrans prompts à prendre comme boucs émissaires les occidentaux, désignés comme seuls responsables du sous-développement du Continent. L’Afrique étant plurielle, des zones prospères comme en Afrique de l’Est, Ouest,  Australe et Maghreb prouvent à suffisance que le retard du Congo est le fait de l’incompétence d’un homme qui règne depuis 40 ans de rente pétrolière et de gouvernance primitive.

Les Congolais doivent se libérer de la peur.  N’ayez pas peur, c’est de nos peurs que se nourrit le tyran qui nous oppresse. L’Après-Sassou est déjà en marche, les Congolais sont mobilisés au pays et à travers le monde pour relever ce fabuleux défi de la restauration démocratique.

 

Ce n’est plus la dictature ou le chaos, c’est le chaos à cause de la dictature, et le destin du pays appartient désormais à toutes les forces vives de la nation.

 

Levons nous et ensemble osons la liberté.

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